Veuillez avoir la gentillesse de signer la pétition contre la suppression des trains directs ANNECY-GENEVE en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.petitiononline.com/tange/petition.html
MERCI
Vous trouverez ci-dessous le Compte-Rendu de la réunion du 28 Août 2007 que nous a transmis la Mairie que nous remercions.
L'ENQUETE PUBLIQUE SE TERMINE le 10 Octobre 2007
Compte rendu Réunion Publique
Plan de Déplacements Urbains
CHAMONIX MONT BLANC
Au Majestic le 28 août 2007
Environ 60 personnes
Intervenants :
- Pierre PORTIER, président du SIVOM
- Michel CHARLET, Maire de Chamonix, vice-président du Conseil général de Haute-Savoie
- Eric FOURNIER, adjoint à Chamonix, conseiller régional de Rhône-Alpes
- Jean-Marc BONINO, service aménagement et urbanisme de la ville de CHAMONIX
- Frédéric BOUNOUS, agence de communication PARMENION
Intervention des élus et techniciens
18h-19h10
Introduction de Michel CHARLET 18h10-18h20
Il faut remettre le plan de déplacement urbain dans son contexte. Cet outil de planification n’est pas isolé, et il n’y a pas d’avant et d’après PDU.
Les déplacements sont un problème récurrent à Chamonix et beaucoup d’initiatives ont été prises pour améliorer la circulation
88-90 : le conseil municipal a adopté un plan de circulation, stationnement et de piétonisation pour le centre ville de la commune. Ses effets ont duré jusqu’à aujourd’hui puisque les derniers travaux se sont terminés récemment. C’est une démarche qui s’étale sur les années.
Ex : Mise en place d’une rocade avec 3 parkings de stationnement longue durée, 1 parking d’accueil et piétonisation de l’hyper centre de Chamonix.
Il a fallu 3 mandats pour effectuer ces aménagements.
Transports en commun : Création de la régie Chamonix Bus puis SAEM Chamonix Développement avec navette gratuite pour les skieurs et les résidents.
L’idée du tram train a ensuite germé.
98-2000 : programme qualité de l’air avec mise en place de capteurs pour connaître les sources de la mauvaise qualité de l’air : le chauffage urbain, les poids lourds et le trafic des véhicules légers.
Volonté d’un état des lieux et de dresser les objectifs réglementaires de l’Etat.
Dépôt d’un dossier auprès de l’Europe.
Le PDU est valable sur toute la vallée, le SIVOM de la Haute Vallée de l’Arve en est l’organisme support.
Intervention Pierre Portier 18h20-18h30
Le SIVOM de la Haute Vallée de l’Arve s’est engagé dans une démarche volontariste de réalisation d’un plan de déplacements urbains au début de l’année 2004, cette démarche, selon les termes de la Loi sur l’Air du 31 décembre 1996, ne revêtant un caractère obligatoire que pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants.
Le point de départ de cette démarche résidait dans le constat de la dégradation du cadre urbain, induite par une circulation automobile arrivée à saturation plus particulièrement en périodes touristiques.
L’objectif était d’aboutir à une véritable charte d’organisation des déplacements urbains dans la Haute Vallée de l’Arve.
A cet effet, le SIVOM a initié un processus d’études et mandaté :
- TRANSITEC Ingénieurs-Conseils sur le volet modes de déplacements autres que les Transports Collectifs, ainsi que les questions d’intermodalité,
- SYSTRA sur les aspects relatifs aux transports collectifs,
- CEDDAET sur l’évaluation environnementale requise au titre du Décret 2005-613 du 27 mai 2005,
- Technicité Consultants, notamment, sur l’annexe relative à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et des handicapés requise au titre de la Loi 2005-102 du 11 février 2005,
- Parmenion pour la communication
Financeurs : Europe (programme Alcotra), Conseil général 74, Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), les 4 communes du canton
Ces études ont été réalisées sous l’égide d’un Comité de Pilotage regroupant les personnes publiques associées, les autorités organisatrices, les transporteurs, les acteurs économiques et touristiques majeurs de la Vallée. De plus, un Comité de Concertation composé d’associations de protection de l’environnement, d’usagers, des offices du tourisme a été constitué et associé à la démarche. Toutes les autorités organisatrices de transport (AOT) se sont mobilisées, les associations de la vallée ont aussi été très présentes tout au long du processus.
Sur le fondement d’un diagnostic de la situation des déplacements dans la Haute Vallée de l’Arve réalisé en 2004, un concept d’organisation des déplacements a été élaboré fondé sur
5 grands principes :
- un axe routier principal,
- un axe ferroviaire structurant de transport collectif,
- en complément, la mise en place d’une desserte routière locale en transport collectif,
- la maîtrise des circulations et du stationnement,
- la mise en place de parc relais.
6 objectifs majeurs :
- Œuvrer en faveur de l’environnement
- Renforcer les transports collectifs dans la vallée dans toute leur diversité
- Développer l’accessibilité multimodale
- Améliorer la sécurité routière
- Mettre en cohérence les politiques de circulation et de stationnement
- Développer les modes doux
Enquête publique du 10 septembre au 10 octobre 2007, dans chaque mairie
Présentation Projet PDU par
Frédéric BOUNOUS de Parmenion 18h30-18h50
Voir diaporama
Eric FOURNIER Retour sur le diapo 18h50-19h00
Il faut insister sur l’importance de la démarche, qui est volontariste et extrêmement ambitieuse pour l’avenir de la vallée.
Les aménagements autour des déplacements sont les plus gros investissements des politiques de ces dernières années.
Objectif : augmenter la part modale c’est à dire la part des transports collectifs dans les déplacements.
Pour cela il est nécessaire de maîtriser le transport interne pour réussir la politique environnementale et économique. Il y a beaucoup de poids lourds (2000 PL/jour) mais le problème du trafic de transit est aussi prégnant.
2 modes cohabitent :
- trafic routier : 1,8 millions de personnes en bus par an, le chiffre a triplé en 6 ans, compétence transférée au CG
- trafic ferroviaire : 300 000 personnes dans les trains, ce qui implique de gros efforts de modernisation
47 M€ d’investissement dans le ferroviaire ont déjà été programmés grâce à des aides du conseil régional.
Les investissements envisagés au niveau routier concernent uniquement la sécurité :
Sécurisation de la route à la sortie d’Argentière, carrefour de la Joux, paravalanche de la Pendant.
Importance de la phase de concertation : Passer d’une logique de « combien cela coûte » à « combien cela coûterait si on ne le faisait pas ». Les investissements seront lourds, mais nous devons analyser les coûts induits socio-économiques et environnementaux.
Tout le monde doit prendre en compte que les documents du PDU ne sont pas « bouclés » : il reste une marge de propositions importante, qu’il appartient à tous de combler durant la période de l’enquête publique. La phase de concertation est cruciale.
Intervention de Jean-Marc BONINO
Le résultat de 3 ans d’études sera mis à l’enquête publique pendant un mois dans toutes les communes du syndicat intercommunal.
Le détail du dossier sera à la disposition du public du 10 septembre au 10 octobre 2007.
- 5 Rapports des bureaux d’étude : diagnostic, concept, scénarii, actions, synthèse.
- Etude environnementale
- Annexe accessibilité
Des parutions ont été faites, et seront faites dans la presse locale pour détailler les horaires d’ouverture des mairies et les permanences du commissaire enquêteur (voir annonces presse) qui sera à disposition du public pour répondre aux questions ainsi que les techniciens de Chamonix ayant participé aux projets.
Intervention de Michel CHARLET
Michel CHARLET revient sur la page 15 du diaporama qui détaille le concept de déplacement dans Chamonix pour les voitures particulières et les transports collectifs. L’idée est de privilégier l’axe à 2x2 voies pour les véhicules particuliers, et de multiplier les points d’accès aux hameaux, ce qui permet de décharger l’ancienne route qui traverse tous les villages en faveur des transports collectifs et des transports doux, comme les vélos.
La construction d’un parking relais au FAYET aurait pu résoudre tous les problèmes mais le diagnostic de 2004 a été une découverte étonnante : 2/3 des déplacements se font en interne dans la vallée : sur 75 000 déplacements 50 000 sont en interne. Ce sont les habitants mêmes de la vallée qui génèrent le plus de trafic de véhicules particuliers ! M. CHARLET insiste donc sur les changements de comportements qu’implique la mise en œuvre du PDU.
Les transports en commun représentent 10%, l’objectif est de parvenir à 25%.
Questions du public
19h10-20h00
1/ Gilles Legrand vivant la moitié de l’année aux Bossons
- En quoi consiste la modernisation de la ligne ferroviaire ?
Réponse M. Charlet : 1ère étape changement de toutes les machines (elles ont toutes moins de 5 ans) = 30M€
2ème étape : réfection des rails car ils doivent être tous changés+modes de gestion 10,5M€ pour le renouvellement des voies et ballasts.
Investissement sur signalisation 1,8M€ sur l’avant projet et 36M€ sur la réalisation avec croisements supplémentaires.
Réponse E. Fournier : Doublement de la voie du Fayet à Vallorcine = inutile
Signature d’une convention pour le financement de l’étude avant projet pour la modernisation de la ligne ST Gervais / Vallorcine entre :
- Réseau Ferré de France
- SIVOM HVA
- Conseil général
- Région Rhône Alpes
- Canton du Valais
- Compagnie du Mont Blanc
2/ M. DUPIN
- L’emprise d’une double voie ferroviaire est-elle toutefois réservée ?
Réponse M. Charlet : Non, pas sur tout le linéaire. Il est toutefois envisagé de réaliser certains points de croisement.
3/ De la salle
- Le cadencement à 20 min est-il réaliste ?
Réponse M. Charlet : Oui
4/ François DUCOULOU
- Pas beaucoup de concertation entre voie ferrée et autobus
- Parkings insuffisamment développés pour les vélos
Réponses E. FOURNIER et M. CHARLET : En effet les parkings pour les vélos sont utiles (présent uniquement en centre ville.
Un groupe de travail entre la SNCF, les bus urbains + les remontées mécaniques doit se réunir souvent pour parler de ces questions. Idée d’une autorité unique des transports pour gérer ensemble tous les modes de déplacements : cela existe déjà dans la loi SRU mais c’est une disposition méconnue et difficile à mettre en oeuvre. La région a été interrogée à ce niveau.
La complémentarité entre les modes doux et les transports en commun doit se faire.
Un fléchage du chef lieu des Houches jusqu’aux Tines, avec sécurité pour les vélos existe.
5/ Mme BECQUET aux Favrands
- Problème de sécurité en vélo. C’est risqué de rouler à vélo du centre jusqu’aux Gaillands.
- Statut du parking du Grépon : beaucoup de camping-cars restent plusieurs jours, problème pour trouver place de stationnement en haute saison, anormal.
Réponse M.Charlet : C’est un point faible dans la vallée. Possibilité de descendre la route de Couttet-Champion et au retour emprunter la route des Pécles avec obstacles pour freiner les VL.
Le problème est qu’il manque d’emprises disponibles. Un sens unique est envisagé vers les Pelerins.
Le Grépon est accessible aux véhicules légers et les caravanes sont assimilées par la loi française à des véhicules légers, il est donc impossible légalement de leur en interdire l’accès.
Solution envisagée : mise en place d’un gabarit à 1m80 mais on risque de retrouver les caravanes et campings cars garés ailleurs, en bord de route, vers la patinoire. Le parking sauvage est encore pire.
La police municipale est envoyée régulièrement pour verbaliser les caravanes restant stationnées longtemps mais elles se déplacent pour l’éviter.
Un projet sera présenté en conseil municipal en septembre 07 pour un parking avec 1 200 places et emplacements pour cars.
6/ De la salle
Questions sanitaires posées par cet état de fait ?
Réponse M. CHARLET : autonomie des campings en matière sanitaire et mise à disposition gratuite d’une borne de flot bleu pour vidange gratuite.
Ils paient le stationnement
7/ De la salle
- Comment faire en sorte qu’il y ait plus de place dans les cars en hiver ?
Réponse M. CHARLET : négociation avec Chamonix Bus pour le haut de la Vallée d’une flotte de 4 cars en réserve dans un lieu non encore identifié dans la vallée et pouvant être envoyés en renfort, en cas de saturation aux heures de pointe.
8/ De la salle
- Promenade et déplacements : faire la différence.
- L’allée Payot est très dangereuse.
- Pas assez de prise en compte des besoins de déplacement en domicile/travail à vélo.
Réponse M. CHARLET : point faible de la vallée. Quand la rocade a été créée, aucune surlargeur n’a été prévue parce que les déplacements à vélo n’étaient pas encore rentrés dans les mœurs et les habitudes. On n’a pas le mètre ou 1m50 d’emprise suffisant pour les réaliser aujourd’hui.
Il est intéressant de trouver des sites propres mais parfois les vélos roulent dans les 2 sens.
Solution d’autoriser les vélos sur les zones piétonnes.
9/ Guy PAUGET Grand Roc à Argentière
- Communication nécessaire autour des actions
- Développer pour les étrangers la communication autour de la libre circulation
Réponse M. CHARLET : on peut faire mieux avec les moyens existants
Bulletin office du tourisme à venir : mise en avant de la communication.
10/ René SOURNIA, Club Arva
- Les pistes cyclables sont inutiles si elles ne sont pas en site propre
- L’automobiliste doit se sentir abandonné de ne pas prendre les transports collectifs.
- Beaucoup de voitures étrangères
- Cherté du pétrole
- Travailler avec les autres acteurs (SNCF) pour faire venir les gens en bus ou en train pour une journée
MC : ça fait partie de la communication autour des TC mais ça ne concerne pas précisément le PDU
Faire circuler en site propre : impossible à Chamonix car la vallée trop étroite. Vers la Flégère peut être mais ailleurs difficulté pour bus et vélos.
EF : une centrale de mobilité donnera accès à tous les modes de transport à l’échelle du pays du Mont Blanc (billets combinés car+train)
MC : centrale créée par Transdev déjà en route depuis 2 ans.
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• 2/10/2007 - Réponse PDU
Agir sur le cadencement des trains et des bus, sans régler les conditions de circulation de tous ces moyens de déplacement, n'apportera que désagréments et points noirs accidentogènes.
Si rien n'est mis en oeuvre, nous continuerons de voir un développement anarchique des constructions, notamment touristiques, au détriment du logement permanent, social ou d'accession. Il est indispensable de créer les conditions d'un équilibre parfait entre tous ces paramètres.
Les exemples, hélas, foisonnent !
Enfin, le calendrier est très mal choisi. Comment lancer aujourd'hui cette réflexion et surtout des pistes de mise en oeuvre à seulement 6 mois des prochaines élections municipales ?!
Il faut attendre l'élection de la future équipe qui aura le mandat des Chamoniards et pourra engager, enfin, de vraies réformes pour notre Vallée.
C'est celà, la vraie démocratie !